[deutsche Übersetzung: weiter unten]

Cerné par les sirènes

Les yeux m’observent. Ils me suivent pas à pas – ne me lâchent pas un instant. Ce n’est pas nouveau. À la clinique déjà je me sentais épié. On m’a traîné à plusieurs reprises dans une salle presque vide dont les murs – je le sais aussi bien qu’eux – étaient tous transpa­rents. Longtemps le monde n’a eu qu’indifférence pour moi – mais depuis que j’ai réussi, en sept ou huit coups de feu, à attirer son attention, sa curiosité me harcèle. Je me suis rendu compte un peu tard que je n’en demandais pas tant.

 

C’est calme, ici. Beaucoup trop grand pour une prison, et puis atro­cement calme. Passant d’une pièce à l’autre, j’essaye de les compter; mais des portes se ferment derrière moi ; les pièces ont le temps de changer d’aspect entre le moment où je les quitte et celui où je les redécouvre ; les objets que j’y dépose pour ne pas tout confondre disparaissent aspirés par le souffle du miracle puis ressurgissent ailleurs, un ou deux jours après : difficile dans ces conditions de ne pas se perdre dans les calculs.

Je ne peux pas me parler à voix haute pour rompre le silence: ils entendraient chaque mot. Au début, je me suis dit que j’allais écrire et cacher le papier avec le plat de la main. En fait je n’ai pas confiance : cinq doigts c’est un rempart insuffisant contre l’envahisseur. Et puis le papier est dangereux : on ne sait pas dans quelles mains il tombe – on ne peut pas contrôler si c’est bonnes ou mauvaises. Il fixe des preuves capables d’être retenues contre vous, c’est-à-dire contre moi. Non : mieux vaut ne pas sortir de ma tête et me satisfaire de ces discours en crâne. Plusieurs personnes intelligentes affirment que l’homme n’est pas une chose en soi mais une histoire qu’il se raconte à lui-même. On pourrait de la sorte construire sa vie par la parole. Je n’ai aucun moyen de savoir si cette proclématie est vraie. Si je décide d’admettre, ça me laisse de la marge : je suis un homme capable de parler longtemps, de mettre sur pied des dizaines d’his­toires minuscules ou de leur servir le Grand récit. Je ferai de Nexus ce que je souhaite, jamais ce qu’ils attendent de moi. Avouons : je m’y suis pris très en avance. J’ai déjà commencé.

 

Après avoir tué les trois, dans la foule qui criait, je suis remonté vers mes cadavres; j’ai été prendre le pouls – il faut toujours vérifier que les morts sont morts, on s’évite de mauvaises surprises – et puis, avec le sentiment que j’avais fait le nécessaire, que je tenais ma vengeance, je suis tombé sur les rotules. C’était le moment de dire adieu à cette région du monde – adieu à la grande ville qui m’a pris en haine dès que j’y ai mis les pieds. Sans même le temps de m’en rendre compte, je me suis endormi sur mes cadavres, contre leur peau où le sang collait, dans leurs odeurs de mort récente. Il s’agissait de se tirer au plus vite.

 

Quand les forces de l’ordre sont arrivées – et dans cette ville où la raison dicte la cadence, elles n’ont pas dû traîner les voix enchanteresses des sirènes – nous formions déjà un seul bloc, mon sommeil commencé en même temps que leur putréfaction. Ils n’en ont sans doute pas cru leurs yeux. Moi j’étais endormi, mais par don de seconde vue je m’imagine la scène. « Quatre morts ? On nous avait dit trois. – Non, attention, je suis témoin, le type du dessus c’est le meurtrier. – Vous vous foutez de ma gueule ? – Je vous crache sur la Bible et la tombe de ma mère qu’il s’est couché sur eux. »

 

Trois morts. C’est bien ce qu’il faut pour arrêter les rues. Sur le trottoir désert, mon charnier se trouvait peu à peu cerné par les sirènes. Même quand on a résolu par avance de ne pas les écouter, elles percent les tympans et imposent y compris au dormeur le plus inébranlable leur conception du monde. J’ai essayé. Je me suis accroché à mon mât de chair morte. À la horde des sirènes j’ai déclaré que j’étais sur le départ, que j’avais le droit de rentrer chez moi maintenant. Mais leur parler ne sert à rien : elles habitent dans leur univers, plus haut dans le spectre des fréquences, et à force de crier elles se sont rendues sourdes.

 

Au réveil il était Regson. Autrement dit, moi qui n’aspirais qu’à la paix, j’étais devenu une cible. On était monté sur les toits pour m’ajuster en ligne de mire et braquer des fusils comme le bras en direction de mon crâne. Un cercle d’hommes uniformes m’entourait en hurlant. Ils voulaient dégager la rue, éliminer le perturbateur afin que chacun puisse de nouveau vaquer à ses affaires. Pas de solitude. Pas les bruits habituels de mon appartement de la rue Hidalgo. Quelque chose n’a pas fonctionné. J’ai compté le nombre de mes adversaires et je me suis souvenu que je n’avais plus d’arme. C’était du cent contre un peut-être, les portières des camions claquaient, amenant d’autres renforts, tous les hommes en âge de combattre s’étaient donné rendez-vous là pour une sorte d’exercice de tir… et pourtant je leur faisais peur. Ils excitaient les chiens, sans avancer. On m’a conseillé de me lever, de montrer mes mains pour qu’ils puissent voir si elles étaient bien propres, et puis plus vite que ça. Alors qu’au fond je ne demandais plus rien à personne. Lorsque je me suis redressé, ma joue a frôlé la poitrine de la femme qui s’appelle Ania. Les choses ne s’étaient pas passées vraiment comme je voulais. J’aurais aimé reposer comme mes morts, m’allonger de nouveau, placer délica­tement ma tête entre ses seins. Tant pis s’il y coulait du sang. Je n’ai pas osé regarder les deux autres, par peur de découvrir des choses alarmantes sur moi-même. Comme ils n’approchaient toujours pas, maintenus à bonne distance par l’aura que projette autour d’elle la mort, je me suis mis à suivre la lumière qui courait sur les crêtes des gratte-ciel avec le sentiment de voir le soleil pour la toute pre­mière fois. Les dogues étaient fin prêts ; ça sentait la curée. Au cours de mes treize mois de vie, j’ai toujours refusé d’obéir aux ordres de la ville : il n’y avait en définitive rien d’anormal à ce qu’elle se retourne contre moi. Ça me semblait écrit depuis le premier jour. Un peu triste seulement. J’avais nourri un si grand rêve. Puis les voilà en marche, ils ont pris leur courage contondant à deux mains et me finissent à la matraque, alors je tombe, pas trop le choix, je tombe et n’arrête pas de tomber, un genou après l’autre, je suis le soldat rêveur qui voulait croire aux arbres et se retrouve seul sur l’esplanade en compagnie des mendiants-aveugles et des loups.

 

© Vincent Message

 


Von Sirenen umzingelt

Die Augen beobachten mich. Sie folgen mir auf Schritt und Tritt, lassen mich keinen Moment lang los. Das kenne ich. Schon in der Klinik hatte ich den Eindruck, beäugt zu werden. Immer wieder haben sie mich in einen fast leeren Saal geschleppt, dessen Wände – das weiß ich so gut wie die – vollkommen durchsichtig waren. Lange Zeit hatte die Welt nur Gleichgültigkeit für mich übrig – doch seit es mir gelungen ist, mit sieben-acht Schüssen ihre Neugier zu erregen, ist sie hinter mir her. Mir ist ein bisschen spät klar geworden, dass ich so viel gar nicht wollte.

Es ist still hier. Viel zu groß für ein Gefängnis und dann so grauenhaft still. Ich versuche die Räume beim Durchqueren zu zählen; aber die Türen schließen sich hinter mir; die Räume haben Zeit, sich zwischen dem Moment, in dem ich sie verlasse, und dem, in dem ich sie wiederentdecke, zu verändern; die Gegenstände, die ich deponiere, um nicht alles durcheinander zu bringen, verschwinden, vom Hauch des Wunders eingesaugt, und tauchen ein-zwei Tage später woanders wieder auf – klar verrechnet man sich ständig unter diesen Umständen.

Ich kann nicht laut mit mir reden, um das Schweigen zu brechen – sie würden jedes Wort hören. Anfangs dachte ich, ich kann ja schreiben und das Papier mit der Handfläche verdecken. Aber ich traue dem nicht: Fünf Finger sind eine unzureichende Deckung gegen den Feind. Und dann ist Papier gefährlich: Man weiß nie, in welche Hände es gerät, gute oder schlechte – das hat man nicht unter Kontrolle. Es hält Beweise fest, die gegen dich, das heißt, gegen mich verwendet werden können. Nein, besser, ich lasse die Worte da, wo sie sind, und begnüge mich mit Reden im Schädel. Viele kluge Köpfe behaupten, der Mensch ist kein Ding an sich, sondern eine Geschichte, die er sich selbst erzählt. Auf diese Weise könnte man sein Leben also durch Sprechen konstruieren. Es ist mir unmöglich, diese Prophethese zu überprüfen. Wenn ich beschließe, sie anzunehmen, habe ich mehr Spielraum: Ich bin ein Mensch, der in der Lage ist, lange zu sprechen, Dutzende kleiner Geschichten zu erfinden oder die Große Erzählung aufzutischen. Ich werde aus Nexus machen, was ich möchte, aber nie und nimmer das, was sie von mir erwarten. Ehrlich gesagt, habe ich schon sehr früh damit angefangen. Meine Vorkehrungen sind getroffen.

Nachdem ich die drei in der schreienden Menge getötet hatte, ging ich zu meinen Leichen zurück; ich fühlte ihren Puls – man muss immer überprüfen, ob die Toten tot sind, so erspart man sich böse Überraschungen –, dann fiel ich mit dem Gefühl, dass ich das Notwendige getan und Rache genommen hatte, auf die Knie. Das war der Moment, mich zu verabschieden von dieser Region der Welt, von der großen Stadt, die mich hasste, kaum dass ich einen Fuß hineingesetzt hatte. Ehe ich mich’s versah, bin ich auf meinen Leichen eingeschlafen, an ihrer Haut, auf der das Blut klebte, in den Ausdünstungen ihres noch jungen Todes. Es ging darum, so schnell wie möglich zu verschwinden.

Als die Ordnungskräfte kamen – in dieser Stadt, wo die Vernunft den Takt vorgibt, lassen die betörenden Stimmen der Sirenen nie lange auf sich warten –, bildeten wir schon einen einzigen Block, denn mein Schlaf hatte zur selben Zeit begonnen wie ihre Verwesung. Bestimmt haben die ihren Augen nicht getraut. Dank meiner Gabe des zweiten Gesichts kann ich die Szene sehen, obwohl ich schlief. “Vier Tote? Uns hat man gesagt, es sind drei.” – “Nein, passen Sie auf, ich war Zeuge, der Typ obendrauf ist der Mörder.” – “Wollen Sie mich verarschen?” – “Ich spucke Ihnen auf die Bibel und auf das Grab meiner Mutter, wenn der sich nicht auf sie draufgelegt hat.”

Drei Tote. Das braucht man schon, um in den Straßen alles zum Erliegen zu bringen. Nach und nach wurde mein Leichenhaufen auf dem ausgestorbenen Bürgersteig von Sirenen umzingelt. Auch wenn man vorher beschlossen hat, sie zu ignorieren, bohren sie sich durch die Trommelfelle und drängen auch noch dem unerschütterlichsten Schläfer ihre Vorstellung von der Welt auf. Ich habe es versucht. Habe mich an meinem Mast aus totem Fleisch festgehalten. Habe der Sirenenhorde erklärt, dass ich auf dem Sprung bin und das Recht habe, nun heimzukehren. Es ist zwecklos, mit ihnen zu reden: Sie leben in ihrem Universum, in einem höheren Frequenzspektrum, vom vielen Schreien taub.

Als ich aufwachte, war Regson da. Anders gesagt, ich, der immer nur nach Frieden gestrebt hatte, war zur Zielscheibe geworden. Sie hatten die Dächer geentert, um meinen Schädel aufs Korn zu nehmen, und riesenlange Gewehre auf mich angelegt. Ein Kreis uniformierter Männer stand brüllend um mich herum. Sie wollten die Straße räumen, den Störenfried beseitigen, damit jeder wieder „seinen Angelegenheiten nachgehen“ konnte. Keine Einsamkeit. Nicht die gewohnten Geräusche meiner Wohnung in der Hidalgostraße. Irgendwas war schief gegangen. Ich zählte die Häupter meiner Gegner, mir fiel auf einmal ein, dass ich keine Waffe mehr hatte. Es waren vielleicht hundert gegen einen, Lastwagentüren schlugen und spuckten weitere Unterstützung aus, alle kampffähigen Männer hatten sich zu einer Art Schießübung versammelt … trotzdem machte ich ihnen Angst. Sie hetzten die Hunde auf, ohne vorzurücken. Sie rieten mir, aufzustehen und meine Hände zu zeigen, damit sie sehen könnten, ob sie schön sauber seien, und zwar ein bisschen plötzlich. Wo ich doch eigentlich von keinem mehr was wollte. Als ich mich aufrichtete, streifte meine Wange die Brust der Frau, die Ania hieß. Es war nicht so gelaufen, wie ich eigentlich wollte. Ich hätte mich gern ausgeruht wie meine Toten, mich wieder hingelegt, den Kopf sanft zwischen ihre Brüste gebettet. Auch wenn Blut daraus floss. Ich traute mich nicht, die beiden anderen anzublicken, weil ich Angst hatte, beunruhigende Dinge über mich selbst zu erfahren. Da sie noch immer nicht näherrückten, in angemessener Distanz von der Aura, die der Tod um sich herum verbreitet, festgefroren, folgte ich dem Licht, das über die Spitzen der Wolkenkratzer strich, und hatte das Gefühl, die Sonne zum allerersten Mal zu sehen. Die Doggen waren bereit; es roch nach Hatz. In den dreizehn Monaten meines Lebens hatte ich mich stets geweigert, den Befehlen der Stadt Genüge zu tun – es war definitiv nicht unnormal, dass sie sich gegen mich wandte. Das schien mir festgeschrieben seit dem ersten Tag. Nur ein wenig traurig. Ich hatte einen so großen Traum gehegt. Jetzt setzen sie sich in Bewegung, sie haben ihren ganzen Schlagemut zusammengenommen und knüppeln mich nieder, ich falle, habe ja keine Wahl, falle und falle immer weiter, ein Knie nach dem andern, ich bin der verträumte Soldat, der an die Bäume glauben wollte und dann allein auf dem Platz steht, in der Gesellschaft von blinden Bettlern und Wölfen.

 


© Deutsche Übersetzung: Brigitte Große

 

52 Kommentare

  • Kommentarstation

    Er ist automatisch ein Mörder seiner selbst.
    Wer Menschen ermordet (physisch oder psychisch) ist bereits mehr als nur kaputt.

  • nouvelhomme

    On ne sait pas qui est ce type, on ne connaît pas ses raisons, on ne sait rien de la société dans laquelle il vit – comment pouvons-nous juger ses actes? Tout ce qu’on peut faire, c’est spéculer.

    • Rachel

      voilà, c’est exactement ça … la création et la fantaisie ne suivent pas des règles, la distinction entre le “correct”, le “bon”, et le “mauvais”… T’as bien compris, je pense. ;-)

    • Vincent Message

      C’est aussi ce que pense le psychiatre Traumfreund. Il faut beaucoup de temps pour comprendre l’acte d’un meurtrier, savoir comment il est tombé dans la violence, et pourquoi il a fait cela.

      Pour Traumfreund, les enquêtes policières vont trop vite et ne permettent pas d’approfondir chaque cas. C’est pour cela qu’il va se consacrer très intensément à l’élaboration d’une thérapie pour Nexus.

  • Bent

    extrait 2 / 1er paragraphe en francais et en allemand

    La traduction est bien venue. Mais le texte en francais a un peu plus d’effect, parce que la choix des mots n’est pas tout a fait traduir en allemand. Par exemple, á la derniere ligne de 1er paragraphe, la phrase ‘ je n’en demandais pas tant’ est tradui par ‘dass ich so viel gar nicht wollte’.
    Mais le mot demander veut bien dire plus que ‘wollen’. C’est un example parmi tant d’autres qui montre que quelque fois la traduction dimine l’effcet des mots.

  • luise_wld

    À mon avis , il faudrait plûtot dire “… mit sieben-acht Schüssen ihre Aufmerksamkeit zu erregen, bedrängt mich ihre Neugier” et non pas “… mit sieben-acht Schüssen ihre Neugier zu erregen, ist sie hinter mir her”.
    Selon-moi, l’expression “Ils me suivent pas à pas.” est bien traduite avec ” Sie folgen mir auf Schritt und Tritt”.
    En somme, on peut dire que le premier paragraphe est bien traduite mais il y a des points on pourrait ameliorer.

  • L.kreativ

    Extrait 2 1er paragraphe en francais et en allemand.
    J’ai remarqué que quelques expressions ne sont pas propres.
    A mon avis, il faudrait plûtot dire et non pas .
    et non pas .
    Je trouve que les autres expressions sont bien traduites mais je pense c’est dommage qu’on a traduit avec . Ce n’est pas très élégant.

  • Clara

    1er paragraphe en francais et en allemand: À mon avis, c’est toujours difficile de traduire un texte sans que le sens et la langue d’origine se perdent. L’expression est bien traduite, le texte est encore de manière émouvante. J’ai remarqué que le texte est traduit très exactement et il ne perde pas ses sentiments en tout.

  • Amelie

    extrait+2 -> 1er paragraphe en francaise et en allemand
    Les deux première phrase sont très bon traduire. Mais l’expression “Ce n’est pas nouveau” est mal traduire parce que la signification d’allemand par aborde de la signification de francaise. Aussi la dernière phrase n’est pas bon traduire. Les autres expressions sont bon traduire.
    En tout, la traduction est bien, mais il y a un peu fautes.

  • Gregor

    Extrait#2
    1. Paragraphe en français et en allemand
    J´ai remarqué, que le narrateur ne se comporte pas comme on voudrait l´attendre. Il n´a plus voulu rien qu´indifférence du monde, mais tue quelqu´un pour ça?
    Et à mon avis, le text est bon traduit. Il y n´a pas une particulière expression, qui me plaît, c´est just bon traduit.

  • tasse

    Extrait #2 1ère paragraphe
    Pour moi observer c’est plus que le mot allemand “beobachten”, une observation c’est aussi une analyse.
    J’utiliserai plutot “analysieren” ou “beäugen”

  • luise_wld

    Le nom du narrateur dans le conte de Vincent Message est Nexus. Ce choix du nom est assez singulier. Quand je lis ce nom je pense à quelqu’un ou quelque chose qui ne fait partie d’ici, quelqu’un appartenant à une univers onirique.

  • AlexD

    Extrait #2 —> 1. paragraphe en français et en allemand
    J’ai remarqué, que l’auteur force en quelque sorte le lecteur de devenir fou comme le personnage principal en lisant. À mon avis, le text deviens plus dégoûtant pour les lecteurs comme moi, a cause des certains détails, qui l’auteur mentionne. Je trouve aussi, que la traduction est excellent et reflète tout le contenu.

  • Bent

    nexus (lat.) = liaison / connexion; obligation

    Le nom du narrateur a beaucoup d’importance. Dans ce cas on ne sait même pas si c’est le premier nom, le nom de famille ou les deux. Peut-être Nexus est plutôt un titre, comme chez les romains.
    Cela donne le moi-lyrique une position speciale. Il n’est pas n’importe qui.

    • sourire_en_personne

      Tu as vraiment raison! En outre, l’histoire a une ambiance intéressante et mystique. Peut-être c’est aussi parce que c’est seulement un extrait d’un livre. Alors, toutes les informations que l’auteur donne au lecteur avant ce passage et après ce passage, nous n’en savons pas ! En plus, je pense que l’intention de l’auteur n’est pas que nous devons comprendre le personnage complexe de Nexus. Le texte est seulement là pour que nous réfléchissions et philosophions. Donc, je trouve le passage (et le nom) absolument bien choisit !

  • Amelie

    Le nom du narrateur “Nexus”:
    Quand j’ai lu le nom pour la premère fois, j’ai pensé à une planète ou quelque chose dans l’univers. Le nom est extraordinaire pour un homme.

  • tasse

    Quand j’écoute le nom du narrateur “Nexus” je doit immédiatement penser a les portables de Google.
    Mais c’etait pas l’intention de l’auteur (au moins j’espère que c’etait pas). Il a peut être pensé à le mot latin
    à “la connexion”.

  • L.kreativ

    Le nom du narrateur m’inspire d’un petit saurien ou d’un animal imaginaire.
    Il me rappelle d’un animal qui vit dans son propre monde et qui voit beaucoup d’aventures avec ses amis. Il a sa propre tête et sait ce que il veut.

  • Rachel

    J’aime l’idée! C’est alors un être que vit dehors de notre monde, selon des règles (espace, temps, personnages, communication) tout ‘a fait differentes. Que’est ce-qu’il pensera en plus?

  • KATJA.katja

    L’introduction –> Ma première impression du texte a éveillé ma curiosité. On ne sait jamais comment le personnage s’appelle. Mais, nous savons qu’il est observé. Ce personnage veut de l’attention parce qu’il a tiré des coups de feu. Au début, il est dans une clinique et après, il est dans une prison. Maintenaient, on est informé que ce personnage s’appelle Nexus, et ça me rappelle un nom latin. Le lecteur veut continuer à lire, parce qu’il veut savoir pourquoi Nexus se trouve dans une prison, et ce qu’il a fait pour être épié.

  • Sam

    Je pense que c’est intéssant que le nom “Nexus” dans le latin dit “Lien” en francais. Peut-être le narrateur Nexus a voulu seulement créer des liens come le renard dans le Petit Prince de Antoine Saint-Exupéry!

    • Vincent Message

      En tout cas, c’est sûr que ce n’est pas un nom banal. Et ce n’est pas un nom français, ou européen plus généralement.

      Personne ne s’appelle comme ça.

      Oui, Nexus est l’homme fait pour créer des liens. Mais entre quoi et quoi ? On met beaucoup de temps dans le livre à l’apprendre !

  • berlin

    Est-ce que tu penses que Nexus a tué trois personnes pour créer des liens? Penses-tu que nous pouvons comparer les deux- un renard innocent et un meurtrier?

  • Clara

    Les murs sont tous transparents. C’est comme une vitrine. Le narrateur est dans une vitrine et tous les gens peuvent lui regarder. C’est comme un zoo ou un musée. Tout ce qu’il fait est observé. Il est un objet pour regarder.

  • luise_wld

    Après avoir lu le deuxième extrait de cette conte je pense que Nexus, le narrateur, se trouve dans une clinique ou une psychiatrie. Il décrit que l’endroit est vaste et qu’ il ne peut pas compter les salles. En plus, on apprend que les murs sont presque transparent. Cela donne l’impression qu’il y a des personnes qui l’observe. De plus, Nexus mentionne un calme “atroce” et cela sonne comme un endroit où le silence est nécessaire pour ne créer pas des remous.

  • Amelie

    L’endroit est trop grand pour un prison et les murs sont transparents. Il y a beaucoup de salles et des portes se ferment derrière le narrateur. Je pense que le narrateur est dans un psychaitrie.

    • sourire_en_personne

      Oui, les portes ferment. Donc, peut-être Nexus devient toujours plus nerveux si une autre porte ferme parce que comme ça il s’absent plus et plus du monde real. Peut-être il a des sentiments de regret quand il dit “je me suis rendu compte un peu tard que je n’en demandais pas tant” (p.3 l.7) parce qu’il a voulu d’attention dans le monde normal et grand. Il veut être respecté à côté des tous les autres et pas tout seul – derrière des portes qui n’ouvrent plus.

  • Grgr Skbjn

    L´endroit dans lequel se trouve le narrateur dans les deux premières paragraphes resemble à un hôpital psychiatrique ou au moins a une chambre dans un hopîtal psychatrique, parce que c´est trop grand pour un prison, nexus dit ca lui-même. Mais tout de même il faut qu´il se trouve dans un endroit, où il ne peut plus tue quelqu´un et où il y a de personnel de sécurité.

  • L.kreativ

    Je pense que le narrateur se trouve peut-être dans une clinique psychiatrique. C’est trés calme et il y a beaucoup de salles. De plus, les portes se ferment derrière le narrateur et les murs sont tous transparents pour obsever les clientèles. Je pense que l’endroit est peu confortable et froid parce qu’il n’y a pas de couleurs.

  • Bob-Otto

    Moi, je crois que M. Nexus se trouve dans un commissariat de police ou dams une prison. La salle laquelle il décrit ressemble à une salle d’interrogatoire à cause des mures transparentes. Mais peut-être Nexus seulement imagine la situation.

  • tasse

    Wächter #2
    Personne veut changer les places avec le narrateur, mais on a (le texte est écrit à la première personne). L’endroit dans lequel on se trouve est . Dans mes imaginations l’endroit est stéril, il ya beaucoup des pièces, ils sont presque infini. Dans la grande salle je me sent transparent comme les murs.

  • AlexD

    Nexus est dans un endroit, qu’il ne peut pas quitter. C’est horriblement calme là et il n’est pas résolu de briser ce calme. Ils est complètement isolé dans une maison très impersonnele, qui est le contraire des personnes qui l’obtiennent.

  • Grgr

    Les paragraphes où le moi lyrique parle de les meurtres est vraiment choquant. Apès Nexus a tue les troi gens, il seulment s´étonne, que c´est tout qu’il faut pour arrêter les rues. Il ne comprends pas, qu´est ce qu´il a fait, il se sent dérange de les sirènes et de les autres gens, qui ont trouvé lui, mais c´est tout.

  • Amelie

    extrait +2, paragraphe “Trois morts…” :
    Dans paragraphe, le narrateur décrit la situation quand il est cerner des policiers. Le paragraphe désigne que le narrateur est aliéné, parce qu’il s’est “accroché à [s]on mât de chair morte”(l. 5). Le narrateur appele les policiers “sirènes” et il décrit les policiers comme extraterrestre.
    Je pense que le paragraphe conforte le anormal caractère du narrateur.

  • AlexD

    Extrait #2, 5e paragraphe
    C’est l’un des paragraphes les plus étranges pour moi. Les expressions comme: ”Je me suis accroché à mon mât de chair morte” font ce paragraphe d’histoire plutôt inhumain et cynique. Nexus décrit ses victimes, les hommes innocents, comme la chair, comme si ce étaient les animals. C’est le dernier passage, où on doit comprendre, que Nexus est vraiment fou.

    • Vincent Message

      Mais parler de “chair morte”, ce n’est pas forcément les comparer à des animaux. Nous aussi nous sommes faits de chair. Et nous aussi nous sommes des animaux.

      Ce qui est sûr c’est que la vision que Nexus a de son environnement à ce moment-là est très perturbée.

  • Clara

    Le paragraphe montre ce qu’il pense du monde réel. Il ne pense pas qu’il fait partie d’autres gens. Il dit: “elles habitent dans leur univers, plus haut dans le spectre des fréquences, et à force de crier elles se sont rendues sourdes”. C’est intéressant qu’il ne parle pas des hommes qui l’encerclent. Ce sont toujours les sirènes qui l’encerlent. Et il parle aussi de la horde de sirènes.
    Le narrateur est malade mental. Quelle personne honnête s’endormit sur les cadavres des gens il a tué? Qui ne fuit pas? Quelle personne en bonne santé ne voit pas les hommes, seulement beaucoup de sirènes?

  • tasse

    les veilleurs #2 commentaire sur la 5ième paragraphe:
    Très intense.
    Cerné par les sirènes. Il n’y a personne qui veut contester que c’est un metaphore pour les policeiers, mais pour mois il y a aussi un connexion aux sirènes de la mythologie grec. Il ne le laisse rentrer. (Bien que les sirène de la police ne sont pas très melodic.)

    • Vincent Message

      Les sirènes de police, et celles de la mythologie grecque. Les sirènes de la tentation d’une part, celles du chaos des villes contemporaines d’autre part.

      Bien sûr, ce sont les deux à la fois. Et quand Nexus dit “Je veux rentrer chez moi maintenant”, c’est tout le désir d’Ulysse pendant toute l’Odyssée : rentrer.

  • Bob-Otto

    Je trouve que le cinquième paragraphe montre comment M. Nexus remarque la police. C’est très intéressant qu’il les décrit tout le temps comme des sirènes. Pour lui, la police est apparemment representée par les sirènes. Bien que M. Nexus soit probablement fou, il est enervé par le son des sirènes. A l’inverse il n’a pas des scruples de tuer trois personnes. Donc je suis étonné qu’il n’a pas des états d’âmes, mais à l’autre côte il ne peut pas ignorer le hurlement des sirènes.

    • sourire_en_personne

      Comme tu as dit, il ne peut pas les ignorer. C’est la même dans la légende d’Odyssée et son aventure d’Ulysse. Odyssée veut écouter aux Sirènes mais il sait qu’elles sont dangereuses et c’est pourquoi il s’attache au mât. Nexus s’attache au « mât de chair morte » (p.4 l.24-25) aussi! Pour Nexus, les sirènes sont dangereuses parce qu’elles ressemblent la police. Et la police étable l’ordre dans une société « où la raison dicte la cadence » (p.4 l.10-11). Donc, la police récupe Nexus à la réalité. Et Nexus craint la réalité parce qu’elle lui rappelle de ses soucis et sa vie détraquée. Seulement la chair morte, donc sa propre mort serait la solution pour Nexus qui veut fuir devant ses problèmes.

  • L.kreativ

    Après que j’ai lu le paragraphe “trois morts”, je pense qu’on remarque que Nexus est un peu déséquilibré. Quelle personne dort bénévole sur les morts ? C’est très fou.
    De plus, le paragraphe est assez intéressant parce qu’il décrit son événement exactement de sa perspective. Par exemple il indique les policiers comme sirènes. On remarque qu’il a sa propre tête parce qu’il dit qu’il veut rentrer chez lui à les policiers. Masi ce n’est pas normal qu’un meurtrier rentre chez lui après des morts.
    En somme, le paragraphe est très intéressant pour avoir une connaissance dans le monde de Nexus.

  • luise_wld

    Le cinquième paragraphe de l’extrait no.2 (“Trois morts [..] rendues sourdes.) est plutôt intéressant car il montre le tour d’esprit exceptionel de Nexus. Par exemple, Nexus décrit la police qui arrive au lieu de crime comme une “horde de sirènes”, comme ils ne sont pas de personnes. En plus, il dit qu’ il a tué ces trois personnes pour accrocher aux leur cadavres et rentrer chez lui. Cela donne l’impression qu’il est assez déséquilibré.

  • KATJA.katja

    Qu’est-ce que l’auteur veut dire avec « les murs étaient tous transparents » (p.3, l. 3-4) ? Sont les murs de miroir, et il y a des personnes qui peuvent regarder Nexus, mais Nexus ne peut pas les voir ? Ou est-ce que ça c’est l’imagination de Nexus, et les murs ne sont pas transparents ? Je pense que Nexus est nerveux, et il imagine la transparence. Peut-être il y a des caméras de surveillance, mais Nexus est tout seul et dans une situation fâcheuse.

  • berlin

    “Longtemps le monde n’a eu qu’indifférence pour moi” (p.3, L.4-5)

    –> Nexus justifie son assassinat de trois personnes avec la déclaration qu’il a seulement voulu attention. Il dit qu’il a été invisible pour tout le monde. Mais quand le monde lui a noté, il est pas encore heureux. Est-ce qu’il a un mouvement de regret- regrette-il qu’il a tué qn.? Est-ce qu’il y a de l’espérence pour Nexus ou est-il perdu pour l’éternité- un captif dans son esprit?

  • KATJA.katja

    -Le Silence-
    Si calme.
    Je regarde les murs gris.
    Ils m’épient.
    Je ne peux pas m’échapper.
    Je cours et cours, mais je me perds.
    L’infini.
    Je veux crier à l’aide.
    Mais je me perds
    dans mes pensées infinies.
    Quelque chose me hante.
    Je ne peux pas sortir.
    Les murs froids.
    Mon souffle se fait l’écho.
    Si calme.

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